
Les restrictions d’usage de l’eau encadrent les prélèvements dès que la ressource se raréfie. En période de sécheresse, la préfecture applique des mesures graduées qui limitent, puis interdisent certains usages, sous peine d’amende.
La gestion de la ressource repose sur quatre niveaux : vigilance, alerte, alerte renforcée et crise. Plus la situation se dégrade, plus les usages sont limités, jusqu’à l’arrêt de certaines activités au dernier échelon.
Chaque seuil déclenche des mesures fixées par arrêté préfectoral. Le portail national VigiEau permet de vérifier en temps réel le niveau applicable à chaque commune.
Le lavage des véhicules chez les particuliers est interdit dès l’alerte, sauf impératif sanitaire et au seau. Les stations de lavage restent tolérées si elles utilisent la haute pression ou un recyclage de l’eau.
Le nettoyage des façades, toitures, trottoirs et surfaces imperméabilisées est proscrit, sauf dégradation, insalubrité, projet de peinture ou impératif de sécurité. Les fontaines en circuit ouvert font l’objet d’une recommandation de coupure, puis d’une fermeture.
Le remplissage et la vidange des plans d’eau sont interdits. La pisciculture reste possible sous prescriptions de la police de l’eau. Les prélèvements en cours d’eau sont progressivement bloqués, notamment le week-end et en journée, pour protéger les débits d’étiage.
L’irrigation par aspersion subit des réductions croissantes : 25 % en alerte, 50 % en alerte renforcée, jusqu’à 75 % en crise. Les créneaux d’interdiction s’élargissent à chaque niveau. Le goutte à goutte n’est pas restreint.
L’abreuvement des animaux et l’alimentation en eau potable restent prioritaires. Le ministère de la Transition écologique détaille le cadre national.
Le détail complet des mesures, niveau par niveau, figure dans l’arrêté préfectoral et ses annexes, téléchargeables ci-dessous.